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Wednesday, May 16, 2007

Le Back To Mine de Royksopp

Le concept des compilations Back To Mine consiste à demander à des artistes ou groupes de compiler des titres qu'ils affectionnent tout particulièrement, pour l'inspiration qu'ils en ont prise, ou pour l'envie inasouvie de les mixer et de les communiquer à un public.

C'est ainsi que ce concept en est arrivé à sa 25ème édition consacrée à Royksopp, après avoir donner la main à Underworld, Death In Vegas, New Order, Mercury Rev, Liam Howlett de Prodigy, Everything but The Girl...

Cette dernière édition (Avril 2007) est particulièrement réussie, pour un concept qui, d'un premier abord, intéressera le DJ, on y trouvera plus de satisfaction. Le groupe a suivi un réel objectif dancefloor tout en gardant leur esprit, car les influences se font bien sentir plus que sur les compilations d'Underworld et de Death In Vegas par exemple où cela semble moins évident.



1. Talking Heads – Born Under Punches
2. Harry Thumann - Sphinx
3. Kasso – One More Round
4. Pino D’angino – Ma Quale Idea
5. Edgar Winter – Above & Beyond / Ray Mang & Nathan D’troit – Off Side
6. Mr Flagio – Take A Chance
7. Mike Oldfield - Charleston / Emmanuel Splice - Meatball
8. Jesse – That’s Hot (Joey Negro Re-edit)
9. Art Of Noise - Legs
10. I Level - 3A.M. Give Me
11. Klein & Mbo - Dirty Talk (European Connection)
12. Supermax- It Ain't Easy
13. Idris Muhammad – Could Heaven Ever Be Like This
14. Guy Dalton – Night People (New York Club Mix)
15. Valerie Dore – Get Closer
16. Ginny – Can’t Be Serious
17. Funkadelic – I’m Never Gonna Tell It
18. The New Birth – It’s Been A Long Time

Ces noms ne vous disent peut-être rien, pourtant les sonorités sont connues, c'est un petit régal de kitscherie nostalgique pour la before ou l'after...

Wednesday, May 02, 2007

Nine Inch Nails - Year Zero


Deux ans après With Teeth, Reznor durci le ton avec Year Zero (ou Halo 24, l'artisant numérotant ses opus) .

Le résultat du travail en studio ressemble à la rencontre entre The Eraser de Yorke et la musique aux accents guerriers de Ministry.
Un rock electro-indus, une musique partiellement faite devant un écran, et dont les couches s'entassent, s'entassent, qui tape encore et encore et dont le son monte monte monte jusqu'à ce que "ça peut plus là monsieur, faut arrêter".

Plus fort que trois cafés le matin, l'intro de l'album Hyperpower donne le ton.

Une fois de plus, je vous renvoie à myspace pour le teasing en attendant la critique détaillée:
http://www.myspace.com/nin

Wednesday, April 25, 2007

Première écoute: The National

Il y a des albums qu'on attend plus que d'autres. Tout simplement parce que ce qu'on connait du groupe nous allèche plus que d'ordinaire. The National s'est forgé une place à part dans mes préférences. Avec un album très mature, Alligator et une excellente prestation au Botanique. A ce propos, ils assurent la première partie d'Arcade Fire pour la plupart des dates américaines. Soit mes deux concerts préférés de 2005 sur la même affiche.

Leur petit dernier, Boxer, sort dans quatre semaines mais il me faudra bien ça pour en faire le tour. C'est-à-dire que la richesse me semble être à la hauteur de l'attente. On a moins de lenteur, de langueur et le ton plus 'rock' les rapproche parfois plus d'Interpol. Et puis il y a cette voix, chaude, profonde, habitée, qui est un des ingrédients qui rend la musique de The National tellement singulière en dépit des références évidentes (Tindersticks en tête).

L'album s'adoucit au fur et à mesure de son écoute. Mais il y a toujours, tapie quelque part, la possibilité d'un moment musical de pure intensité (Slow Show, Guest Room).

Tout ce que je peux vous conseiller de faire, c'est vous rendre sur leur myspace. Le single annonciateur, l'excellent Fake Empire s'y trouve (ainsi que trois titres d'Alligator). Vous aimez ça? Voilà, la magie The National a opéré.

http://www.myspace.com/thenational

Friday, April 20, 2007

Première écoute: 65 Days Of Static

On connaissait déjà les énervés de 65 Days Of Static. Par leur premier LP tout d'abord (One Time For All Times), par leurs incendiaires prestations live ensuite. C'est que ces rythmes hallucinants sont dus (en majorité du moins) à un être humain. Ou assimilé tant l'abattage est impressionnant.

On peut dire que sur ce The Destruction Of Small Ideas l'univers reste le même: batterie imprévisible et puissante, guitares énervées et puissantes, mélodies au piano, puissantes aussi. Ils tentent juste une incursion dans l'électronique plus basique et c'est un peu moins bien.

Le gimmick piano doux/guitare dure fonctionne toujours en plein. Ils ont un style bien à eux. Si le procédé est connu a priori, les titres s'enchainent sans ennui. On attend toujours les orages de cette musique et on n'est jamais déçus. Ils savent comment faire fonctionner une accélération. A aucun moment on ne regrette la présence d'un chant (c'est du post-rock, je vous avais pas dit?). Que du contraire même.

Plus de précisions, commentaires et arguments bientôt sur le vrai site.

Sunday, April 15, 2007

Première écoute: Arctic Monkeys

Un peu plus d'un an entre les deux premiers albums, c'est ce qui s'appelle battre le fer tant qu'il est chaud. Mais par les temps qui courent, c'est loin d'être un mauvais calcul.

Tant de groupes jeunes se sont cassés les dents en donnant une suite à leur première réussite qu'on tremble un peu pour eux. Et on a un peu tort. Cet album sent l'urgence, mais pas la peur (celle qui a paralysé Bloc Party). Leurs tournées interminables leur ont visiblement donné confiance. Ils se détachent un peu de leurs ressemblances avec des groupes comme les Libertines par exemple.

Après une écoute, il y a déjà un titre qui va repasser souvent dans mes tympans (Old Yellow Bricks). Il y a aussi des scories, des maladresses, un désir de trop bien faire. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je sens qu'on les attend au coin du bois avec un gourdin clouté.

Voilà voilà, laissez-nous le temps de passer les paroles qu'on imagine aussi inspirées que la première fois et on en reparle.

Thursday, April 12, 2007

Première Ecoute: Bright Eyes: Cassadega

Meuh non on vous oublie pas. Mais on se laisse dépasser de temps en temps. Nous revoilà donc.

Avec une sortie simultanée de deux très bons albums (Digital Ash In a Digital Urn et I'm Wide Awake, It's Morning) dans deux registres différents et un live convaincant dans la foulée, j'attendais beaucoup de ce Cassadega.

Première impression, la déception. Qui dure le temps des premiers morceaux, assez en deçà de Four Winds qui avait fait l'objet d'un EP récent et semble bien supérieur. Puis au fur et à mesure qu'on avance, on se laisse gagner par le savoir-faire. C'est que si on n'a pas nécessairement les surgissements des précédents albums, la qualité reste quand même là. On sent qu'il a voulu par moments voulu mixer leurs styles respectifs (plus folk et presque pop électronique) et se cherche encore. premier verdict, la pâte ne prend pas encore. Second verdict, c'est quand il pousse le principe folk le plus pur (celui des reprises de Pete Seeger par Springsteen par exemple) qu'il accouche de ses meilleures chansons (Four Winds, I Must Belong Somewhere).

Conor Oberst est bien un des plus grands talents folk-rock de l'époque, c'est confirmé. Mais de grâce, arrêtez de parler de Bob Dylan, vous allez le bloquer.

Evidemment, plus d'une écoute sera nécessaire pour accoucher d'une critique plus fouillée sur le vrai site. Si ça c'est pas du teasing d'enfer...

Thursday, March 22, 2007

Première écoute: Panda Bear - Person Pitch


Il y a un an ou deux, on a critiqué à la chaîne des groupes post-punks ou revival new-wave par paquets de dix. Maintenant, ce sont les groupes du large spectre folk-psychédélique au post-rock qui arrivent dans nos oreilles (les miennes du moins) à une cadence infernale.

Le psyché-folk, pour ceux qui n'auraient pas suivi tous les développements hype récents, c'est un peu enregistrer deux chansons acoustiques dans un tunnel. Ici, la bonne idée est de jouer sur des boucles, créant une musique qui a sa propre dynamique. On sent la bidouille, le magma sonore n'est jamais loin, mais le résultat est réussi.

Cet album a obtenu la cote de 9.4/10 par Pitchfork. si je ne me trompe pas, c'est la meilleure de l'année. C'est pas une garantie, loin de là, mais ça pique la curiosité. L'album était dans le pipe de toute façon.

Une chose frappe par rapport à Animal Collective (dont le leader dePanda Bear est membre) ou Grizzly Bear, c'est plus positif, dans l'acception Imfrombarcelonnesque (néologisme en cours de brevet) du terme. Ce qui rend l'écoute très réjouissante. J'ai envie de retrouver cet album.

Cette musique est assez difficile à définir. Elle est le produit d'une accumulation de sons, mélangés et traités ensemble. Ne partez pas, le résultat met de fort bonne humeur et est digeste. C'est un pas de plus vers l'abstraction, les voix définissant des lignes mélodiques claires mais oubliez la notion de couplet-refrain, on est dans une construction qui confine plus à la mélopée. Ou à la ligne de tension chère à LCD Soundsystem.

On a donc une alternance de chansons genre les-beach-boys-passent-sur-une bande-magnétique-oubliée-dans-une-poche-avant-de-passer-à-la-lessive et de moments plus abstraits. Il esttrop tôt pour tirer des conclusions mais on est sans doute à une époque tordue de la musique.

A bout d'une écoute donc, on se dit que ce début d'année est d'une richesse folle. je vais d'ailleurs faire un bilan trimestriel bientôt. Panda Bear était annoncé comme un must-have et tient ses promesses. Reste à voir s'il résiste à la heavy-rotation. Rendez-vous est pris pour la critique complète. Laquelle va encore repousser les limites de l'exprimable. Jamais mes oreilles ne m'ont semblé si loin du clavier.

Friday, March 16, 2007

Première écoute - MAximo Park - Our Earthly Pleasure



Allez, un peu de rock anglais sur ces pages pour changer.

Voici donc le successeur de "A certain trigger" qui m'avait bien plu.

La première écoute révèle que la recette n'a pas changé. Maximo Park a toujours ce son particulier que lui confère le jeu de guitare energique de Duncan Lloyd, les synthés un peu baveux et un Paul Smith investi par son chant (le tout vaut d'ailleurs largement le détour en concert!)

Contrairement aux Killers , les Maximo Park garde ce côté proche, ces observations de petites choses et ce style de chant qui nous avait fait penser aux Smiths en découvrant ces deux groupes à peu près en même temps.

Le tout est assez réjouissant, alternant morceaux énergiques et pièces plus downtempo. Les jeux d'harmonie de voix, les transitions dans les morceaux sont bien pensées et forment des touts cohérents. Le tout donne envie d'aller voir ce que ça donnera en concert, surtout si vous aviez déjà apprécié A certain trigger.

J'ai déjà identifié quelques candidats qui risquent de repasser souvent dans mes oreilles, c'est bon signe!

Vous voulez vous faire vous-mêmes un avis? Il est en écoute légale sur le site de NME.

Wednesday, March 07, 2007

Première écoute: The Besnard Lakes

Non, mon but n'est pas de proposer une version française de Pitchfork et non, je ne suis pas en train d'écrire une anthologie du rock indé canadien...

Le principe, c'est de consigner mes impressions directement après une écoute, vous l'avez sans doute compris. Avec en corollaire la perspective d'une critique difficile. Mon impression à l'heure qu'il est, c'est que c'est très bon, The Besnard Lakes (un nom d'endroit pour changer). Ce qui frappe d'emblée, c'est cette voix haut perchée, comme sur certains Neil Young. Et puis la musique arrive, pleine, qui semble comme étrangement arrêtée. C'est subtil et puissant, un peu comme du Band Of Horses en plus mature. Encore un album qu'il faudra laisser percoler, histoire de voir si le premier bon contact (je choisis plus soigneusement ce que j'écoute, les mauvaises surprises sont de plus en plus rares) se confirme.

Il sera visiblement difficile aussi de monter un titre en épingle par rapport à un autre visiblement. De longs moments d'écoute en perspective donc.

Wednesday, February 21, 2007

Première écoute: Do Make Say Think - You, You're A History In rust


En plus des retours à la pelle, cette année 2007 est bien partie pour me voir raccrocher des wagons que j'avais laissé passer, par la bête limitation de ces journées de 24h.

Un wagon dans lequel je vais rester est sans doute Do Make Say Things. J'écris vite ce post avant qu'une deuxième écoute vienne ruiner le concept. Car j'ai tout de suite envie d'y retourner. A début, je pensais à une éniéme version de Toronto de Godspeed You Back Emperor (à rattraper aussi) ou des premiers Broken Social Scene. Mais non, j'aime encore mieux ceci, plus viscéral, plus fougeux, plus emballant. Encore des Canadiens de premier ordre. Je suis pas si loin pour le moment, je devrais peut-être aller faire un tour.

Ce grand album (je ne l'ai écouté qu'une fois je le rappelle) mérite une critique complète. Et peut-être même un concert dans deux semaines. On verra

http://myspace.com/doomachesatan

Tuesday, February 20, 2007

Première écoute: Deerhunter - Cryptograms

Il y a des albums dont toutes les chansons se ressemblent, dont on voit la direction tout de suite. j'ai écouté hier Tokyo Police Club et on ressent tout de suite ce qu'on est sensés resentir. Avec Deerhunter, je sais que je vais passer des heures à ma prendre la tête pour pondre une critique cohérente. C'est à la fois la pop déstructurée de Sonic Youth, de l'ambient très sombre, du shoegazing décalé, de la cold-wave bruyante. Plein de choses que j'aime mais dans un ordre déconcertant. Un album riche, qui m'assure un bon retour sur investissement mais le temps de rassembler toutes mes tartines pour ce Cryptograms, j'aurais déjà réglé le compte de toute une génération de groupes anglais de la semaine. On a un bien chouette hobby.

Marc

Saturday, February 17, 2007

Première Ecoute: Gruff Rhys - Candylion


Peut-être que je régresse, c'est possible. Mais j'ai tout de suite sympathisé avec la pochette de l'album de Gruff Rhys. C'est rigolo et pas prétentieux pour un balle. Les occasions de se réjouir d'une pochette sont trop rares. Donc je partage, c'est le but de ce blog...

Le nom est celui du chanteur des Super Furry Animals. Si leur album m'avait un peu semblé poussif, le projet solo est bien plus réjouissant. Les seuls morceaux que j'en connais vont de la comptine enfantine (Candylion) à la description d'un détournement d'avion stratosphérique superposé à une histoire d'amour contrariée (les 14 minutes de Skylon) en passant par une perle pop (Lonesome Words) ou des chansons en gallois (Gyrru Gyrru Gyrru).

Voilà, on en parle si on trouve le temps.

Marc

Tuesday, February 13, 2007

Première écoute: Carla Bruni - No Promises

C’est l’occasion d’inaugurer une nouvelle série. Je viens d’écouter pour la première fois le dernier album de Carla Bruni et ma première impression est une relative bonne surprise. Je n’attendais rien de cet album qui s’écoute agréablement. On peut juste dire que les orchestrations un peu plus denses que sur le premier album conviennent moins à la voix plus rêche. Je ne pense pas faire partie du public ciblé par cet album. Trop lisse, trop proprement produit, comportant trop de titres oubliables, c’est à des années lumière de ce que peuvent proposer des Basia Bulat, Marissa Nadler ou autres Feist mais de toute façon, cette tête de gondole n’a pas les prétentions artistiques de ces dernières. C’est de la musique pour ceux qui n’en écoutent pas beaucoup mais je suis sûr que ceux qui vont l’aborder avec l’information nécessaire (c’est en anglais) y trouveront leur compte. Mission accomplie sans fausse note, sans esbroufe et avec sincérité. Il faut juste savoir ce qu’on désire y trouver.

Bon, je dois quand même trouver plus d’arguments pour faire une vraie critique.