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Wednesday, June 13, 2007

En vitesse: Dan Deacon - Spiderman Of The Rings

Les signes me recommandant de porter une oreille sur ce Spiderman Of The Rings de Dan Deacon ne manquaient pas. En tant que garçon consciencieux et avide de découvertes, je me suis procuré la plaque en question.

Et on comprend l’origine du buzz, tant ce mélange de candeur enfantine et d'énergie brute et foldingue est réjouissant. Les inserts de dessins animés sont intelligemment utilisés (Wooody Wooodpecker) et les sons de xylophone (Big Milk) renvoient forcement à de doux et anciens souvenirs. Le tout est inventif, les sons distordus le sont pour la bonne cause et certains morceaux comme Wham City, le morceau de bravoure de 12 minutes (meilleur morceau haut la main), gardent leur intensité.

On pourra aussi signaler le rockabilly déconnant de Okie Dokie, les voix détournées qui participent à l’ambiance euphorisante de ce Spiderman Of The Rings (voilà un titre qui annonce la couleur) , l’évocation d’une version électronique de la récréation acoustique de Gruff Rhyss pour que vous vous fassiez une idée. Et puis ça peut aussi ne pas fonctionner (Snake Mistakes – pastiche de Daft Punk ?), ce qui devient irritant, mais c’est le risque du genre.

Voilà, faute de vrai titre qui sortirait du lot et deviendrait addictif (la pièce maitresse Wham City est trop longue pour ça), pas grand' chose nous poussera à réécouter cet album. Il souffre aussi de la rigueur d'un faux album bordélique comme celui de Menomena auquel on ne peut s'empêcher de penser. Mais pour tout amateur curieux de bidouillages pas gratuits, Dan Deacon proposera une joyeuse récréation hors des sentiers battus de la pop. Mais bon, parfois le tam-tam dépasse l'intérêt d'un album et on aussi le signaler ici.

Thursday, May 24, 2007

Manic Street Preachers - Send away the tigers


Les manic street preachers continuent leur bonhomme de chemin au travers des époques et des modes.

Ce huitième album des gallois comprend de nombreux instants de grâce où on retrouve le talent et l’entièreté qui nous avait fait aimer "Everything must go" et "this is my truth...".
Les violons retrouvent ainsi pour notre joie leur place derrière les guitares et le chant.
Les titres ne sont pas tous de cette outre, mais ça fait grand plaisir de retrouver ce son particulier.


Dans le rayon de ces bons moments on retiendra donc Autumn song, I'm just a patsy, Indian Summer (qui rappellera A design for life dans ses arpèges et sa construction).

Petit plaisir supplémentaire, on découvre la voix de Nina Persson (des Cardigans) qui vient apporter un supplémént de fraicheur sur le très "Preachien" Your love is not enough. Morceau imparrable, single au succès prévisible.
Une vidéo? mais bien entendu!




L'autre partie des morceaux est plus rageuse, plus rock. On oublie alors les violons sur Imperial body bags, Winterlovers ou sur l'excellent Rendition. Là encore l'efficacité ne nuit jamais au la lyrisme .

Cet album est certainement ce que les Manic street Preachers ont fait de meilleurs ces dernières années, plus direct, moins compliqué et pourtant toujours aussi touchant. Leur musique trouve ici un second souffle.

Une écoute de cet album vous est donc recommandée chers lecteurs!

Thursday, May 17, 2007

En vitesse: Blonde Redhead - 23

Il y avait dans l’ancienne mouture du site, qui s’appelait encore Le Site de Fred Et Marc une section patiemment faite à la main qui contenait les ‘critiques express’ et c’était bien pratique. Par exemple pour liquider des critiques comme celle de cet album de Blonde Redhead.

Pourquoi tant d’expéditivité ? Parce que je suis un béotien face à leur discographie et que je n’ai pas des masses envie d’approfondir le sujet. Aussi parce que je n’ai pas envie de faire une revue de détail de cette dream-pop fondamentalement agréable mais pas indispensable.

Pourquoi en parler dès lors ? C’est que cet album à l’intrigante pochette contient au moins deux perles et que ce serait dommage de passer à côté. Tout d’abord, la plage titulaire est ce qui se fait de mieux dans la pop gavée aux guitares tout droit sorties de My Bloody Valentine. Rythmique hypnotique, vagues de six cordes, tension, tout y est. La voix féminine est agréable mais ne pensez même pas deviner ce qu’elle raconte. Le second moment de grâce est SW. Langoureux, nostalgique d’un certain pas des années ’90, le chant masculin repose sur un tapis plus discret mais qui le met en valeur.

On notera pour terminer que chaque fois que j’ai mis cet album il a défilé d’une traite, que si une pop mélancolique mais jamais mollassone est votre truc, je m’en voudrais de passer le tout sous silence. Allez, je vous dois quelques tartines pour rattraper le coup.

Friday, April 27, 2007

Iliketrains: Spencer Perceval EP

A peu près un après leur épatant premier mini-album (un de mes favoris de 2006, trouvez la critique complète ici), les Anglais de Iliketrains nous reviennent avec un petit single de deux titres.

La première chose qu'on puisse dire, c'est que leur style, fait d'arpèges froids, de voix chaude et lassée et de montées de guitares bruissantes est toujours là. Si vous avez apprécié Progress/Reform, voici deux titres en plus que vous ne pouvez que retrouver avec plaisir. La plage titulaire est une longue composition de plus de neuf minutes sur la biographie d'un meurtrier. Le thème est en accord avec cette tension dramatique qui se dégage immanquablement. Mais les moments paroxystiques ont fait place à de plus convenus murs de guitare. Ca reste de la belle ouvrage. Le second est plus mélancolique, trouvant dans la répétition d'un thème assez simple une efficacité certaine. Avec en prime des cuivres qu'on avait vu en concert (il faut tendre l'oreille pour les entendre sur l'album).

Tout ça pour dire que Iliketrains ne change pas d'un iota mais pour ceux qui sont restés sur leur faim voici un autre supplément de fort bonne facture.

Wednesday, April 25, 2007

Gus Gus - Forever en bref

Voici une brève critique du dernier LP de Gus Gus qui échappe ainsi de justesse aux incritiquables...




Forever? Le Gus Gus d’autrefois n’est cependant plus. Fertile terreau d’islande de la fin des années 90 (Emiliani Torrini notamment...), la formation est aujourd’hui réduite à 3 membres, et fait de l’acidhouse early 90’s : charleys filtrés, vocal soul pétasse, bassline trance pour ibiza, ca ressemble à du Tiga et à du Kevin Saunderson par moment, on pourra y trouver de la qualité pour le dancefloor. Mais "Attention Danger" : ca pointe un peu vers "DJ Sash est de retour". Mais quand même il y a un petit reste de l’electrofunk de Gus Gus sur "Sweet Smoke"... une note d'espoir?

Wednesday, March 28, 2007

En vitesse: Firda Hyvönen - Until Death Comes

Les concerts, ça sert souvent à voir en vrai ce qu'on écoute dans des enceintes ou dans le casque le reste du temps. Mais l'inverse est vrai aussi. Je veux dire que l'envie d'avoir en CD ce qu'on a découvert par hasard en concert. C'est donc coincée entre un performance honorable d'Au Revoir Simone et une vraiment soufflante de Under Byen que j'ai entendu pour la première fois parler de Frida Hyvönen (Si ça vous intéresse, la narration du concert se trouve ici). Il ne s'agit pas de la nouvelle sensation du rallye finlandais mais d'une chanteuse suédoise.

Ce fort court album est une réussite, sans quoi je ne vous en parlerais pas. Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, si vous ne vous intéressez pas à ce qui se passe dans les paroles, vous aurez une série de chansons bien exécutées, avec des mélodies de premier choix juste relevées d'un piano électrique (seul Come Another Night a une section rythmique). Ceux qui ne lisent que les livrets vont bien s'amuser de certaines des saillies de la dame. Qu'elle parle de vies qui prennent des chemins différents (I Drive My Friend) de l'éveil des sens (Once I Was a Serene Teenaged Child) ou encore de New-York (N.Y.), il y a toujours cette combinaison de sensibilité maîtrisée et d'humour corrosif. Pour ceux qui aiment écouter des chansons jolies et qui ont du sens, c'est un de mes conseils du moment (l'album est sorti à mon insu au mois d'octobre 2006). De plus, elle ne cadre même pas avec la grande série "les femmes dépriment" qui compte de plus en plus de membres (Marissa Nadler, El Perro Del Mar, Susanna And The Magical Orchestra, Jana Hunter, Kelly De Martino,

Une chanteuse qui peut entamer un morceau par "One Day I Was Not Drunk/And The Sun Was Shining Straight) a toute ma sympathie. L'album est fort court, ce qui fait qu'il est impossible de se lasser. Et c'est suffisamment bon pour passer plusieurs fois de suite.

Wednesday, February 21, 2007

... And you will know us by the trail of Death - So Divided

C'est sur fois d'une critique élogieuse dans un hebdo télé belge de grande diffusion que je me suis procuré l'Album de Trail of Death.
Après quelques écoutes, je me sens un peu floué. Parce qu'effectivement c'est de l'indie mais certainement pas exactement ce à quoi je m'attendais côté style: c'est plus Foo Fighters qu'Arcade Fire, plus Razorlight que Beck.
C'est en fait assez convenu dans le style malgré quelques plages de transition à la Pink Floyd ou Radiohead, pour renforcer le concept alternatif.
Pour ceux qui aiment le dépaysagement et les atmosphères, ils seront servis, chacune des chansons ayant un style bien particulier, qui pour certaines évolue de plus en cours de route. C'est d'ailleurs là qu'on est parfois un peu perdu, se demandant où se trouve le fil conducteur et finalement à quoi servent toutes ces bifurcations maladroites. Parfois, au grés des mouvements, on touche des endroits plaisants seulement pour les quitter quelques instants plus tards. Frustrant.
Les chansons ne m'ont d'ailleurs pas vraiment marqué dans l'ensemble.
Agrébrable mais pas recommandable, voilà ma conclusion après ces quelques écoutes qui ne m'ont pas donné plus envie que ça de m'attarder sur le sujet.
J'en retirerai tout au plus les 2 premières minutes de Sunken Dream et Life, morceau entre Pink Floyd période The Wall et Bowie période Thin Machine.
A l'avenir, je me méfierai du Télémoustique!

En Vitesse: Tokyo Police Club - A Lesson In Crime


Pour tous ceux qui pensent que Bloc Party, c'était mieux avant, je veux dire ceux qui n'ont pas retrouvé dans le A Weekend In The City des Londonniens l'urgence et les morceaux emballants du premier album, il existe une alternative.

Passons sur le nom de ce groupe de Montreal, bien dans l'agaçante habitude de nommer les groupes en fonction d'un autre endroit. Concentrons-nous sur la musique. 7 titres sur ce A Lesson In Crime. 16 minutes en tout. Ca veut dire beaucoup. On retrouve donc un croisement entre la tension du premier Bloc Party (vous avez compris je crois) et la furie garage du premier Strokes, voire du premier Futureheads (Nature Of The Experiment).

L'EP est la durée parfaite pour ce genre de musique. Tout est de toute façon dit en peu de temps. Reste que c'est un peu cher pour la durée. On ne leur souhaite même pas tant on a déjà vu d'autres groupes se fourvoyer sur la longueur. Pourquoi défendre l'idée d'album à tout prix? Le débat est lancé.

J'aime bien ces critiques express. Quelques minutes et tout est dit.